« Le journal de Léa » de Dr Elie Hantouche, Nathalie Faucheux, 2011

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« Le journal de Léa » de Dr Elie Hantouche, Nathalie Faucheux, 2011

Message par LaurentA le Dim 23 Oct - 13:25

« Le journal de Léa » de Dr Elie Hantouche, Nathalie Faucheux, 2011





Un des seuls livres, sinon le seul qui présente la description du vécu clinique par une personne touchée elle-même par la maladie.
Cette pathologie étant tellement complexe, les médias rendent compte de ce que vivent les personnes touchées de manière bien souvent trop caricaturales ou en se focalisant ce qui est le plus spectaculaire, mais qui est loin d'être le plus caractéristique de la maladie.
Encore, un incontournable notamment pour les personnes voulant savoir si elles sont touchées ou non par les TOC.

Extraits


Je pense que le propre du TOC est de nous faire douter et culpabiliser. Lorsque le doute survient, c'est insoutenable, il faut le faire disparaître par n'importe quel moyen afin de retrouver un peu de sérénité. Et la plupart du temps, cela n'est possible que par l'accomplissement d'un rituel bien rassurant mais souvent bien pénible aussi ! On sait que c'est absurde, que la panique l'on ressent ou la panique qui nous gagne n'est pas justifiée, mais c'est plus fort que tout, il faut absolument s'en débarrasser et l'ex- pulser le plus loin possible.
D'où vient ce doute ? Tout le monde doute, je le sais bien, mais moi, je doute en permanence, à tel point que j'ai l'impression que mon caveau est allergique au doute !
Il ne supporte pas la moindre petite parcelle de “mystère“ et exige que chaque pensée soit sûre et certaine. Les personnes qui ne souffrent pas de TOC ont probablement pour qualité de tolérer une certaine dose d'incertitude, mais moi, je n'ai pas cette tolérance.

Je trouve intéressant ce lien entre le doute et la responsabilité. Certains experts pensent que le doute peut venir de sentiments d'incomplétude et d'imperfection - c'était l'hypothèse de Pierre Janet au début du XXe siècle. C'est comme si le cerveau détectait de façon accentuée une erreur là où il n'y en a pas et envoyait des messages d'alerte pour remédier à ce sentiment d'imperfection. Des chercheurs ont réussi de montrer que les ondes électriques du cerveau liées à la détection d'erreur sont plus importantes chez les patients ayant un TOC que chez les sujets témoins" De plus, ces ondes seraient présentes chez les patients même lorsqu'il n'y a pas eu d'erreur. La source de ces ondes se situerait au niveau du cortex cingulaire antérieur, une zone cérébrale qui fait l'interface entre les cerveau émotionnel et rationnel. Cette région est impliquée dans la gestion des conflits et dans la prise de décisions complexes. Grâce à l'imagerie cérébrale, on s'est d'ailleurs aperçu que cette zone est dysfonctionnelle chez les patients atteints de TOC. »

LaurentA
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